HISTOIRE DU VILLAGE

Les Milles est un village de 7000 habitants, situé à trois kilomètres au sud d’Aix-en-Provence, dans les Bouches-du Rhône.

Traversé d’est en ouest par la rivière l’Arc, il fait partie du canton d’Aix-en-Provence Sud Ouest.
Le village se retrouve enclavé entre la zone commerciale de la Pioline et la zone industrielle. Desservi par l’autoroute A51, il bénéficie également d’un aérodrome et d’une gare de marchandises.

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La légende selon laquelle le village devrait son nom à un borne romaine située à mille milles romains de Rome ne serait qu’une « légende »,  la formation du village ne remontant tout au plus qu’à la fin du XVI° siècle et au début du XVII°.

Mille serait le nom de famille de trois bergers de la région d’Arles qui, lors de la transhumance avaient pris l’habitude de s’arrêter près d’une source au plan d’Aillanes pour s’y reposer, puis s‘y installèrent, créant, d’après de nombreux actes notariés, le hameau des « Mielles » qui deviendra Milles.

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Le village s’est formé autour de l’actuelle placette Aimé Gazel, où au XVII° siècle vivaient déjà une vingtaine de familles.

La population augmentant rapidement par l’extension de fermes et châteaux dans les environs, il fut demandé la construction d’une église, annexe de Saint Sauveur, consacrée en 1702 et placée sous la protection de Sainte Madeleine. Sur l‘emplacement du parking de la paroisse, se trouvait le cimetière.

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La fête votive célébrant Ste Madeleine daterait de la fin du XVIII° siècle, après la révolution et se déroulait essentiellement sur la place de l’église, où un grand feu de sarments était allumé, avant de descendre sur le Cours, à sa construction aux environs des années 1900.

D’après les chroniques de l’époque, ces fêtes étaient  déjà très gaies, caractéristique  que depuis, les différents comités ont tenu à perpétuer.

Pendant la seconde guerre mondiale, l’usine dite la Tuilerie, où travaillaient plus de trois cent personnes, a été transformée en camp de concentration, où furent internés, entre autres Max ERNST et Ferdinand SPINGER. Le réfectoire conserve des œuvres peintes à cette époque et est devenu un mémorial, en hommage à toutes les personnes déportées vers Auchwitz

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On trouve encore sur les rails, un wagon souvenir commémorant ces douloureux évènements.

Depuis cette époque le village n’a cessé de s’étendre, il a bénéficié du besoin d’expansion d’Aix-en-Provence et de la création de la Zone Industrielle dans les années 1970. Parmi les premières entreprises installées, on citera  Les Biscottes Roger et la Quincaillerie Aixoise.
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